Les « pain killers » sont des « killers »

Les « pain killers » sont des « killers »

La mort d’une célébrité, d’une star mondiale, et ces circonstances, marquent toujours profondément l’ensemble de ceux qui l’aimaient. Ce décès vient mettre en lumière et donner un écho international à une « épidémie ». Il semblerait bien que Prince ait été aux prises avec une addiction aux anti douleurs et que sa mort soit la cause directe de son addiction.

Prince est loin d’être la seule victime dans ce cas, car c’est une véritable épidémie qui touche aujourd’hui les USA. Épidémie d’overdose médicamenteuse qui a provoqué plus de 19 000 décès l’année dernière, soit d’avantage que le nombre d’accidents de la route.

En 2012, le chiffre s’élevait à 16 500 personnes décédées d’une overdose d’antalgiques opiacés sur le territoire américain. Ce chiffre représente plus de décès que ceux causés par les surdoses de cocaïne et d’héroïne réunies avait conclu une étude de Montréal (Canada).

Les overdoses concernent :

  • dans 20% des cas, des patients suivis par un seul docteur et prenant de faibles doses.
  • pour 40%, il s’agit de patients suivis mais avec des doses prescrites élevées.
  • dans 40% des cas, il s’agit d’un usage détourné lié à la toxicomanie.

60% des overdoses adviennent donc dans le cadre d’une consommation d’antidouleur opiacés prescrites.

Trois produits sont concernés

A l’origine prescrits pour des douleurs liés aux cancers, leur usage s’est répandu pour des maux de moindre intensité.

Les anti douleurs des drogues comme les autres ?

Les médicaments sont prescrits dans un but précis mais ce que vient pointer l’épidémie de ces dérivées opiacés est l’usage massif et le risque « d’accrochage » pour ceux qui les utilisent.

Ce qui revient à dire que les médecins, au-delà des mésusages inhérent à ce type de produits, doivent faire preuve d’une vigilance accrue dans les prescriptions et notamment sur leur durée. Avec ce type de produits, les patients peuvent se trouver dans une situation où l’augmentation des quantités est nécessaire pour retrouver l’effet apaisant, ou l’effet euphorisant qu’ils apportent.

La même étude de l’Université Mc Gill concluait : « « Mais nous avons trouvé peu de preuves concernant la vente de médicaments sur internet ou d’erreurs de prescription »(…) « En fait, nous faisons face à une sorte d’épidémie de surconsommation d’opiacés dans laquelle les médecins, les utilisateurs, les systèmes de soins de santé et l’environnement jouent tous un rôle ».

 

A lire en complément : http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/04/prince-mort-specialiste-addictions-_n_9841804.html

 

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