Le cout des drogues et de l’alcool en France

Le cout des drogues et de l’alcool en France

L ‘alcool le produit le plus répandu, qui tue le plus, et qui coûte le plus cher à la communaut

Le coût estimé récemment par la première étude du type en France mené par l’OFDT permet de considérer des chiffres tout à fait éclairants… et alarmants.

tableau

L’alcool = 120 milliards /an

Pour l’alcool, il s’agit de 120 milliards/an, soit un coût absolument gigantesque.

Je rappelle que pour ce produit c’est 50 000 morts/an. Les accidents de la route, cause nationale s’il en est, représentent moins de 3000 morts/an !! La proportion de l’un à l’autre est étonnante et à la mesure de la manière dont on en parle.

Tout a été dit et notamment autour des lobbys qui « empêcheraient » que l’on parle « justement » de l’alcool. Bien sûr cela est à chercher ailleurs, dans les pratiques collectives et dans la tolérance de chacun avec une question « tabou ».

Le coût social de chaque consommateur à problème au terme de cette étude s’élève à plus de 30 000€. Si l’on tient compte du fait que la majeure partie de ces malades ne font l’objet d’aucune prise en charge, nous voyons le chemin qui reste à parcourir en termes de propositions de soins et de dispositifs adaptés à la situation.

Les drogues illicites = 8 milliards/an

La différence entre les coûts s’explique par la diffusion moindre et par conséquent le nombre de malades correspondants. Les drogues illicites comprennent l’héroïne, la cocaïne, et aussi le cannabis qui représente beaucoup de consommateurs (4, 6 millions en 2014), nombre relativement faible par rapport aux chiffres de l’alcool classé à problème (550 000 environ).

Les overdoses sont aussi plus faibles, 264 morts en 2012 (moins que la grippe hivernale qui tue 2000 personnes/an), du fait des programmes de substitutions et de réductions des risques. Les populations concernées sont elles aussi quantitativement plus faibles, il faut le noter.

Deux poids deux mesures ?

La question de l’alcool reste dans notre pays une question majeure de santé publique.

Le bruit médiatique fait autour des drogues est à mettre en parallèle avec le silence assourdissant autour de « l’hécatombe » de l’alcool.

Comprenons nous, il ne s’agit pas de faire silence sur les drogues mais de rompre ce silence autour du décès de 130 personnes /jour !

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